Evidemment, il s'agit, avec le piano, de mon instrument favori : les grandes orgues !
Il faut bien dire qu'à l'âge de cinq ans (soit en 1964), j'étais pendu à l'électrophone pour écouter, sans cesse et sans relâche, la Toccata en ré mineur de Johann Sebastian Bach… Porté par cela, je me suis passionné pour cet instrument, mais compte tenu des difficultés de l'époque à l'étudier, mes parents m'ont du coup "détourné" vers le piano, et je leur en rend mille fois grâce !
Ceci dit, il a fallu beaucoup de temps pour que quelqu'un se hisse à la place de Johann Sebastian Bach, et ce n'est arrivé que vers l'an 2000, où j'ai découvert les pièces pour orgue de Johannes Brahms, César Franck, Maurice Duruflé, et bien sûr Louis Marchand (1669-1732)...
C'est donc en l'honneur de ce grand maître français, du signe du verseau tout comme moi, que je vous fait découvrir, sans plus tarder, ce qui fût probablement la plus grande pièce de sa vie, le "Grand Dialogue en ut", interprété par Pierre Bardon sur les fabuleuses orgues de Jean Isnard, à Saint Maximin de Provence :
Il faut bien dire qu'à l'âge de cinq ans (soit en 1964), j'étais pendu à l'électrophone pour écouter, sans cesse et sans relâche, la Toccata en ré mineur de Johann Sebastian Bach… Porté par cela, je me suis passionné pour cet instrument, mais compte tenu des difficultés de l'époque à l'étudier, mes parents m'ont du coup "détourné" vers le piano, et je leur en rend mille fois grâce !
Ceci dit, il a fallu beaucoup de temps pour que quelqu'un se hisse à la place de Johann Sebastian Bach, et ce n'est arrivé que vers l'an 2000, où j'ai découvert les pièces pour orgue de Johannes Brahms, César Franck, Maurice Duruflé, et bien sûr Louis Marchand (1669-1732)...
C'est donc en l'honneur de ce grand maître français, du signe du verseau tout comme moi, que je vous fait découvrir, sans plus tarder, ce qui fût probablement la plus grande pièce de sa vie, le "Grand Dialogue en ut", interprété par Pierre Bardon sur les fabuleuses orgues de Jean Isnard, à Saint Maximin de Provence :
Quels seraient les points forts de cet extraordinaire "Grand Dialogue" ? Evidemment, il y en a plusieurs… Le premier, tout d'abord, repose dans ce grand accord d'ut majeur, attaqué tout d'abord dans le do sur le tuyau le plus grave du pédalier, en 16' ou 32' (5,20m ou 10,40m), ce qui fait un "effet" terrible ! Le second, sur l'incroyable variété de ce morceau, qui change assez souvent de rythme, de tempo, de distribution, bref… Enfin, le troisième, le plus important, reste la grande fugue en ut majeur, qui attaque très précisément à 5'30" dans la première version citée (à 6' dans le seconde), et se révèle implacable - et donc royale - dans tout le morceau !
Il se trouve que Louis Marchand s'entendait fort bien avec louis XIV, qui lui offrit son poste d'organiste au Château de Versailles, de 1708 à 1713, où à la suite d'un divorce avec sa femme qui se passait très mal, il eut l'audace de plaquer en plein milieu la célébration de la messe, ce qui lui valu immédiatement d'être banni de la cour, et de s'exiler quelque temps en Allemagne, où il devait rencontrer Johann Sebastian Bach...
Inutile, donc, de vous présenter Michel Chapuis, qui joue cette fois-ci lui aussi aux grandes orgues de la Chapelle Royale du Château de Versailles, magnifiquement filmée à cette occasion :
Oui, je sais, c'est très égoïste de ma part, de me mettre ainsi en avant… Mais je l'ai fait en 2006, durant toute une promenade autour des dolomites italiennes, et je crois que c'est le seul à parler de la vie du maître de cette façon, à recenser à la fin ce qui atteste avec certitude les faits mentionnés, et disons-le, à mettre enfin en avant le grand Louis Marchand !
